Echos d’une date ancienne
En cette fin de semaine, une date revient : le 20 Sivan. Ancienne, elle nous fait remonter jusqu’en 1171. C’est alors le temps des croisades et c’est à cette date que résonne sur le sol de France la première accusation de meurtre rituel, qui débouche sur de terribles massacres, à telle enseigne que le petit-fils de Rachi, Rabbenou Tam, décrète un jeûne en ce jour, qui fut respecté pendant des siècles, jusqu’à ce que d’autres horreurs en effacent peu à peu l’usage. Toutefois, même si ce jeûne n’est guère plus respecté aujourd’hui, il soulève encore bien des échos.
On peut bien sûr s’interroger : cela fait donc près de 900 ans que ces drames se produisirent, pourtant, même sans observance spécifique, nous continuons de porter cela dans notre mémoire. N’y a-t-il pas là une sorte d’entêtement absurde, presqu’une incapacité à laisser le passé, surtout tragique, en arrière, et passer à autre chose ? Cette expression de fidélité, si éloignée des concepts de ce temps-ci, est-elle véritablement justifiée ? Il est vrai cependant que, si les accusations de meurtre rituel ne semblent plus exister sous nos latitudes et que les dangers au quotidien ne sont plus ceux des croisades, l’atmosphère générale peut être souvent ressentie comme bien pesante voire anxiogène. Ce sont effectivement des temps moroses et il ne faut sans doute pas méditer longtemps pour tomber sur des sentiments du type « c’était mieux avant ».
C’est justement pour cela que de tels souvenirs sont toujours importants. Voici que dans cette lointaine époque, les Juifs, dans ce pays, se demandèrent de quoi serait fait le lendemain. Ils s’interrogèrent probablement avec bien plus d’inquiétude que nous-mêmes pouvons le faire. Mais, au-delà de tout, ils continuèrent leur chemin. Certes, chacun sut choisir le sien mais tous le tracèrent. Ils maintinrent leur lien essentiel avec ce qui faisait leur vie profonde, la judéité. Ils entreprirent de traverser les épreuves et y parvinrent. Ils sont nos ancêtres et nous sommes leurs héritiers. Aujourd’hui, nous savons d’où nous venons et nous avançons avec confiance, ténacité et indomptable fidélité jusqu’à la fin de l’Histoire, pour le Bien.
Elie l’annonciateur
Les prophètes ont annoncé que la venue de Machia’h sera précédée de celle du prophète Elie. C’est ainsi que nous lisons (Malachie 3:23) : « Voici que Je vous envoie Elie le prophète avant que vienne le jour de D.ieu grand et redoutable ». Une question se pose : quel est le rapport particulier entre Elie et cet événement ? Pourquoi est-ce précisément lui qui a été chargé de ce rôle d’annonciateur ?
On sait que le prophète Elie, selon le texte biblique, lorsque vint le moment de sa mort, quitta ce monde avec son corps. Les commentateurs expliquent ce prodige : Elie s’était tant spiritualisé au cours de sa vie physique que son corps pouvait entrer avec lui dans le domaine du spirituel. C’est précisément là le lien avec le temps de Machia’h. Dans cette nouvelle époque, le monde sera parvenu au plus haut de la spiritualisation et du raffinement au point que (Isaïe 40 :5) « toute chair verra que la bouche de D.ieu a parlé ». C’est ce niveau infini qu’Elie incarnait déjà en son temps.
(d’après Likouteï Si’hot, vol. II, p.610)
Béhaaloté’ha
Le nom de la Paracha signifie : « quand tu fais monter ». Elle figure dans Devarim 8: 2.
Aharon reçoit le commandement de faire monter la lumière dans les lampes de la Ménorah et la tribu de Lévi est initiée à son service dans le Sanctuaire.
Un « Second Pessa’h » est institué en réponse à la pétition : « Pourquoi serions-nous privés ? » lancée par un groupe de Juifs qui n’avaient pas été en mesure d’offrir le sacrifice pascal, en son temps, parce qu’ils étaient rituellement impurs. D.ieu instruit Moché sur les itinéraires des voyages et des campements d’Israël dans le désert et le peuple part en groupement, du Mont Sinaï, où il avait campé pendant presqu’un an.
Le peuple est insatisfait de son « pain du ciel » (la Manne) et demande à Moché de lui fournir de la viande. Moché désigne 70 Anciens, auxquels il transmet son esprit, pour l’assister dans la charge de diriger le peuple.
Myriam parle de Moché en termes négatifs et est punie par une lèpre. Moché prie pour sa guérison et toute la communauté attend sept jours jusqu’à ce qu’elle guérisse.
LA TRIBU DE DAN
Les collecteurs
Lors de son voyage dans le désert, progressait selon une formation précise. Dans la Paracha de cette semaine, la Torah raconte que les douze tribus étaient réparties en quatre camps, dont le dernier était le camp de Dan, constitué des tribus de Dan, Acher et Naftali.
Lorsque la Torah décrit l'ordre de marche de ces quatre camps, elle précise que le camp de Dan avançait le dernier et est qualifié de « collecteur pour tous les autres camps ».
Le Talmud de Jérusalem, cité par Rachi, explique que le camp de Dan, particulièrement nombreux, faisait office d'arrière-garde. En cette qualité, il ramassait les objets laissés derrière et perdus par tous les autres camps. C'est donc là le sens de l'expression : « collecteur pour tous les autres camps »
Leur grand nombre permettait aux membres de se disperser tout autour de leur campement de sorte qu'aucun objet perdu ne puisse leur échapper.
Pourquoi pas Yehouda ?
Les commentateurs s’interrogent sur les raisons pour lesquelles le camp de Dan reçut cette mission. Cela ne tient pas au fait unique de leur nombre. En effet, le camp de Yehouda était encore plus nombreux et aurait donc pu mieux récupérer les objets perdus par les autres tribus.
Les commentateurs répondent que le camp de Yehouda était le plus distingué de tous les camps. Il était donc important que ses membres servent de chefs. Par conséquent, la responsabilité de rendre les objets perdus revint au deuxième camp le plus peuplé.
La question demeure : parmi toutes les autres tribus et tous les autres camps, pourquoi le camp de Dan fut-il choisi pour ce rôle important de restaurer au Peuple juif ce qu’il avait perdu ? Il est vrai que rien n'arrive par hasard. Ainsi, le fait même que ses membres aient été si nombreux, et donc adaptés à cette tâche, indique que le camp de Dan possédait également un avantage spirituel sur les autres camps.
La perte spirituelle
Chercher à trouver une réponse à cette question prend encore plus de sens si l’on examine la définition ‘hassidique de la notion de « perte ». Quand nous ne prenons pas conscience des talents que D.ieu nous a donnés et qui auraient pu améliorer le monde, il s’agit d’une perte majeure. Lorsqu’un individu « tue » le temps, ces moments perdus produisent un impact bien plus important que la perte d'objets matériels. Un Juif qui méconnaît l'existence de son âme et de son potentiel subit aussi une perte importante. Il n'existe pas de perte plus essentielle qu'un Juif qui ignore son héritage juif.
Perdre notre « Ma »
À un niveau plus profond, la nature de cette perte peut se comprendre en se référant à un passage du Talmud (‘Haguiga 3a) qui définit le « Choté », une personne exemptée des Mitsvot en raison d'une incapacité mentale. Le Talmud pose alors cette question rhétorique : « Qui est un ‘Choté’ ? Celui qui perd ce qui lui a été donné. »
Le mot hébreu employé pour dire « ce qui » est « Ma ». En termes kabbalistiques, le terme « Ma (ce qui) » exprime l'idée d'une abnégation totale de l’individualité. Lorsque Moché et Aharon furent confrontés à leurs détracteurs, Moché répliqua : « et ‘Ma’ : que sommes-nous pour que vous vous disputiez avec nous ? » Moché utilisa le mot « Ma » pour décrire son insignifiance absolue.
Cet état de soumission totale à D.ieu, qui permet à quelqu'un d'être humble et de se subordonner à Sa volonté, vient de l'état naturel de dévotion de l'âme envers D.ieu. Mais quand on s'éloigne des commandements de D.ieu et que l'on agit contre Sa volonté, cela témoigne que l'on a perdu le contact avec le « Ma » de notre âme. Selon le Talmud (Sotah 3a) :
« Personne ne transgresse à moins qu'un esprit de folie ne l'habite. » Un péché est donc une forme d'aliénation mentale temporaire. Le pécheur a perdu la soumission de son âme à D.ieu. Le pécheur a perdu son « Ma ».
La dimension spirituelle de Dan
Il convient d'examiner la signification profonde des pertes endurées par le Peuple juif au cours de ses voyages individuels et de son parcours historique. Il apparaît étrange que les individus investis de la responsabilité de restaurer ces pertes fussent les plus humbles de toutes les tribus. Quelles caractéristiques intrinsèques au camp de Dan (constitué de la tribu de Dan - la plus humble de toutes les tribus et la force dominante de ce camp - ainsi que des tribus d'Acher et de Naftali) leur ont conféré la capacité de restituer les pertes spirituelles du Peuple juif ?
Pour répondre à cette interrogation, il convient de mieux comprendre le caractère spirituel de la tribu de Dan.
Lorsque Yaacov bénit ses fils, la bénédiction qu'il donna à Dan fut la suivante : « Dan jugera son peuple... ». La qualité déterminante de Dan résidait dans sa capacité à exercer le jugement sur les individus. Ce pouvoir de jugement peut être identifié chez chacun d’entre nous. Grâce à ce trait, il nous est possible d'examiner de manière objective nos talents et nos aptitudes, ainsi que ceux d'autrui. Par un examen rigoureux de ces talents, nous en venons à nous questionner : les avons-nous exploités pleinement et de manière constructive ? Avons-nous permis à notre âme de s’exprimer librement ? Avons-nous employé notre temps avec sagesse ? Et avons-nous permis à l'abnégation naturelle de notre âme de surmonter la nature égocentrique et égoïste de notre âme animale ?
« Kabbalat Ol » : l'acceptation du joug
Il subsiste une dimension supplémentaire au sein de la tribu de Dan qui lui permit d’assumer sa fonction. Lorsque l’on examine l’ensemble du Peuple juif, on observe l’existence de tribus dont les attributs correspondent à la tête, ce qui les destine à exercer des fonctions de leadership. Parallèlement, d’autres tribus occupent des positions d’une importance moindre et possèdent des caractéristiques que l'on peut assimiler au cœur ainsi qu’au torse. Les tribus inférieures, comme celles intégrées au camp de Dan, sont comparées aux pieds du corps juif.
La « tête » symbolise l’état intellectuel supérieur de ces tribus, tandis que les pieds représentent l’état que nos Sages ont désigné sous le terme de « Kabbalat Ol », l’acceptation du joug. Cet état, bien qu’il puisse être perçu comme inférieur à une dimension intellectuelle, s’avère en réalité essentiel à notre existence en tant que Juifs.
Les pieds en premier
La priorité pour les Juifs réside dans la reconnaissance du fait que D.ieu est au-dessus de nous. Indépendamment de notre degré d'intelligence ou de notre niveau de sophistication, D.ieu demeure au-delà de nous et nous ne pouvons pas l'appréhender. Cette approche d’acceptation du joug, ou « des pieds en premier », exige que nous soumettions notre propre ego ainsi que nos aptitudes intellectuelles à Dieu, afin d'observer Ses commandements avec la discipline d’un soldat exécutant les ordres. Ce n'est que par notre dévouement empreint de soumission devant la Volonté divine, symbolisé par la tribu et le camp de Dan, que nous pourrons préserver notre « Ma » ainsi que les autres vertus de notre âme.
Certes, cette reconnaissance ne constitue que la phase initiale. Elle doit impérativement être suivie par l'implication de nos émotions et de notre intellect dans ce processus.
De la même manière que le camp de Dan suivait les autres tribus pour contribuer à la restauration de leurs pertes matérielles et spirituelles, d'un point de vue historique, nous nous situons à l'aboutissement de l’exil. Notre génération possède la distinction d'être le camp de Dan de l'ensemble des générations précédentes.
Frémissement et joie
Cette prise de conscience devrait nous imprégner de sentiments de frémissement et de joie : le frémissement devant la responsabilité extraordinaire imposée à notre génération – « dernière génération de l'exil et première de la Rédemption » – de réparer l'intégralité des imperfections du passé et la joie sachant que nous – et aucune génération antérieure – nous sommes vu confier cette responsabilité particulière. En effet, selon les termes du Talmud : « Une Mitsva est créditée à celui qui l'achève ».
Il nous incombe donc d'achever l'ultime Mitsva consistant à transformer ce monde en un monde qui n'a pas perdu son « Ma » ; un monde qui n'a pas perdu sa capacité à expérimenter la présence prépondérante de D.ieu dans nos vies.
Qu’est-ce que la véritable humilité ?
L’humilité ne consiste pas à s’estimer inférieur ou de peu de valeur.
Le plus grand des prophètes, Moché Rabbénou (Moïse notre maître) est décrit dans la Torah comme « l’homme le plus humble sur terre ». Il avait pourtant atteint un niveau spirituel très élevé au point que D.ieu lui parlait fréquemment et directement et qu’il put transmettre la Torah à tout le Peuple juif : nous sommes tous considérés comme ses élèves !
La véritable humilité ne doit pas mener à la timidité, au refus d’accepter des responsabilités ou de prendre des initiatives. L’homme doit connaître ses qualités, les utiliser, les développer et les mettre au service de la communauté. Celui qui est doué pour une activité artistique, par exemple, peut s’en servir pour rendre la Torah accessible aux autres etc.
D.ieu a donné à chacun des qualités qu’il se doit d’utiliser au maximum. Ne pas s’en servir consiste à les gaspiller et à ne pas œuvrer pour le bien de la création. Moché raisonnait ainsi : « si quelqu’un d’autre avait possédé toutes mes qualités, il aurait certainement mieux agi que moi-même ! »
(d’après Rav Chmouel Bekerman – Si’hat Hachavoua N° 1955)
La boîte qui avait attendu quarante ans
En l’honneur de la Bar Mitsva de notre fils, nous avions voyagé depuis Brooklyn jusqu’à Chautauqua (à l’autre extrémité de l’état de New York) où nous dirigeons un Beth ‘Habad (centre communautaire Loubavitch). Nous avions prévu de prendre la route jeudi après-midi – sept à huit heures de trajet – avec un véhicule rempli de produits cachères, d’arriver à la nuit, de déballer et de nous installer de façon à tout mettre en place vendredi pour préparer un Chabbat qui s’annonçait mouvementé avec la fête de la Bar Mitsva.
Tout se déroula comme prévu jusqu’à la dernière étape, quand notre fille cadette Rivka glissa et se blessa à la main.
Vendredi matin ressembla à un tourbillon. Tandis que mon mari donnait un cours de Kabbala, je préparai la pâte pour un atelier de confection de ‘Hallot (pains de Chabbat). Je réfléchissais à toute allure comment organiser les repas pour la communauté, avec un bel apéritif de Kiddouch après l’office de samedi matin et un repas complet de Bar Mitsva l’après-midi. Bref j’avais prévu de ne pas quitter la cuisine toute la journée de vendredi jusqu’à l’allumage des bougies.
Comme nous nous étions couchés tard la veille, je ne fus pas surprise que Rivka dormit jusqu’à vendredi après-midi ! Quand elle entra finalement dans la cuisine, elle avait très mal à la main.
Parmi nos invités se trouvait un urgentiste, Dr Baum. Je lui envoyai un message rapide et il arriva dans ma cuisine quelques minutes plus tard. Son verdict fut immédiat : fracture du poignet.
Je réfléchissais à toute allure : cela signifiait aller à l’hôpital, attendre pendant des heures puis revenir juste avant Chabbat. Qu’en sera-t-il de mes préparatifs pour la communauté et la Bar Mitsva ? A qui pourrais-je déléguer ma précieuse cuisine ? Impossible !
Mais Dr Baum restait calme :
- Ne vous inquiétez pas, j’ai une idée, je vais voir comment vous aider ! Ne bougez pas, je gère !
Peu après, les tables de la salle à manger étaient joliment apprêtées, dans toute la longueur de la pièce. Dr Baum revint avec un mystérieux paquet. Trente minutes avant l’allumage des bougies, il étala des journaux sur le sol, sortit un kit de secours et se mit à plâtrer avec professionnalisme le poignet de Rivka. D’angoissée, elle se releva avec un merveilleux sourire et un soulagement visible.
Puis Dr Baum nous raconta ce qui s’était passé :
Quarante ans plus tôt, il avait été le docteur attitré d’une colonie de vacances à Camp Stone, à trente minutes de là. Il avait alors envisagé exactement ce scénario : un campeur qui se blesserait juste avant Chabbat, loin d’un hôpital. En tant que docteur dévoué, il avait mis au point un kit de plâtrage de fortune afin d’éviter le stress éventuel de la course vers l’hôpital avant ou pendant Chabbat. D.ieu merci, il n’avait pas eu besoin de s’en servir.
Quand je l’avais appelé pour la blessure de Rivka, il s’était souvenu de ce kit. Il avait pris sa voiture, s’était rendu à Camp Stone, se demandant si la boîte qu’il avait préparée quarante ans plus tôt existait encore, après les rénovations et autres travaux de ce camp. « Par chance », la boîte était restée à la même place – intacte – attendant apparemment d’accomplir éventuellement son but.
Cette expérience m’a rappelé l’enseignement bien connu du Talmud comme quoi D.ieu considère une bonne intention comme une action bien réelle. Rabbi Yossef Yits’hak, le Rabbi précédent, élaborait sur ce concept dans un discours ‘hassidique : « celui qui a l’intention sincère, de tout son cœur et de toutes ses forces, d’étudier la Torah, d’accomplir les Mitsvot ou de raffiner son caractère verra D.ieu arranger les circonstances de telle manière que son intention puisse être réalisée ». Dans notre cas, le scénario imaginé par Dr Baum il y a quarante ans s’était matérialisé avec la blessure de Rivka.
Nous avons aussi été témoins de ce principe tout dernièrement :
Comme les Juifs du monde entier, nous avons attendu avec angoisse le retour des otages cruellement kidnappés à Gaza. L’un d’entre eux, Segev Kalfon, qui a survécu 738 jours en captivité dans des conditions inhumaines, raconta par la suite à quoi il avait pensé durant sa détention. Ses tortionnaires lui avaient montré avec délectation le retour des premiers otages qui avaient été libérés lors d’une mise en scène sordide où ils avaient été obligés de remercier leurs kidnappeurs ! Segev s’était alors juré que, s’il était un jour lui aussi libéré, il ne se laisserait pas humilier de cette sorte et se « vengerait » de ses ravisseurs en criant à la face du monde « Chema Israël » de toutes ses forces !
Quand Segev a finalement été libéré en octobre 2025, ces mises en scène humiliantes avaient déjà été abandonnées mais D.ieu avait retenu son intention et sa détermination. Quand plus de 5000 adolescents juifs se sont réunis à Times Square à New York en février 2026, Segev a été invité sur le podium. Debout devant les caméras du monde entier, il a enfin pu réaliser son intention : d’une voix ferme, il a proclamé de toutes ses forces : « Chema Israël Hachem Élokénou Hachem É’had » !
Esther Vilenkin - COLlive
Traduite par Feiga Lubecki