
Cette année, Pourim tombe le lundi soir 2 et mardi 3 mars 2026.
ZA’HOR – SOUVIENS-TOI : samedi 28 février
Le Chabbat qui précède Pourim, cette année le 28 février, nous lisons la partie de la Torah intitulée Parachat Za’hor. Celle-ci nous rapporte comment les ancêtres d’Haman, le peuple d’Amalek, attaqua effrontément le peuple juif alors qu’il venait de sortir d’Egypte. Alors que la plupart des peuples ressentaient une crainte profonde après les miracles dont ils avaient été témoins, Amalek s’avança et pratiqua des brèches dans ce sentiment, lui substituant cynisme et moquerie. La Torah nous ordonne d’effacer son souvenir.
En nous-même, Amalek représente cette froide rationalité destructrice du respect et de l’enthousiasme. Anéantir notre Amalek intérieur ouvre la voie à une relation véritable avec D.ieu, Sa Torah et Ses Mitsvot.
LE JEÛNE D’ESTHER : lundi 2 mars
Comme la tradition juive le prescrit, le peuple juif à l’époque de Pourim se prépara au combat par le repentir, la prière et le jeûne. En commémoration, nous jeûnons aussi la veille de Pourim.
Cette année le jeûne aura lieu lundi 2 mars 2026, il commencera à 5h52 et se terminera à 19h08 (horaires valables uniquement pour l’Ile de France) A Min’ha, lecture de la Torah et dans la «Amida», on rajoute la prière «Anénou»..
LE DEMI-CHEKEL : lundi 2 mars
En souvenir de l’offrande d’un demi-chekel faite par chaque Juif à l’époque du Temple, la coutume veut que l’on donne à la charité trois pièces d’un demi-euro. On le fait habituellement à la synagogue le jour du jeûne d’Esther.
POURIM : lundi soir, 2 mars,
Après la prière du soir, on écoute attentivement chaque mot de la Méguila, le rouleau d’Esther.
Pourim, les enfants se déguisent, si possible dans l’esprit de la fête en évitant de se déguiser en «méchant».
A Pourim, on rajoute le paragraphe « Al Hanissim » dans la prière de la Amida, le soir, le matin et l’après-midi ainsi que dans les bénédictions après le repas. Par ailleurs, le matin de Pourim, on fait une lecture spéciale de la Torah pendant la prière à la synagogue.
Mardi matin, 3 mars, ou éventuellement plus tard dans la journée :
(1) on écoute à nouveau chaque mot de la lecture de la Méguila. cliquez ici pour trouver une lecture proche de chez vous
(2) ce n’est qu’après avoir écouté la Méguila qu’on peut procéder aux autres Mitsvot de Pourim : on offre au moins deux mets comestibles à un ami, en passant par un intermédiaire : un homme à un homme, et une femme à une femme : ce sont les «Michloa’h Manot»;
(3) on donne au moins une pièce à, au minimum, deux pauvres pour leur permettre de célébrer la fête, c’est : «Matanot Laévyonim». Vous avez la possibilité de vous acquitter de cette mitsva directement en ligne
(4) Pendant la journée du mardi 3 mars, on célèbre la fête par un repas empli de joie. C'est l'unique occasion où la réjouissance est assumée sans limites.
Parmi les aliments traditionnels, on trouve les fameuses « oreilles d'Haman ». ces gâteaux fourrés qui dissimulent donc quelque chose et qui rappellent ainsi que D.ieu se cache dans l'histoire de Pourim, la conduisant du début à la fin sans jamais apparaître.
Mercredi 4 mars,
C’est Chouchane Pourim, le Pourim des «villes fortifiées», dont Jérusalem. On ne récite pas les prières de supplication, Ta’hanoune, et on partage la joie du peuple juif où qu’il se trouve.



