Pourim : Que notre joie grandisse !

Lois et Coutumes

4 mitsvot pourim
Cette année, Pourim tombe le mercredi soir 16 & jeudi 17 mars 2022. 

ZA’HOR – SOUVIENS-TOI : samedi 12 mars
Le Chabbat qui précède Pourim, cette année le 12 mars, nous lisons la partie de la Torah intitulée Parachat Za’hor. Celle-ci nous rapporte comment les ancêtres d’Haman, le peuple d’Amalek, attaqua effrontément le peuple juif alors qu’il venait de sortir d’Egypte. Alors que la plupart des peuples ressentaient une crainte profonde après les miracles dont ils avaient été témoins, Amalek s’avança et pratiqua des brèches dans ce sentiment, lui substituant cynisme et moquerie. La Torah nous ordonne d’effacer son souvenir.

En nous-même, Amalek représente cette froide rationalité destructrice du respect et de l’enthousiasme. Anéantir notre Amalek intérieur ouvre la voie à une relation véritable avec D.ieu, Sa Torah et Ses Mitsvot.

LE JEÛNE D’ESTHER : mercredi 16 mars
Comme la tradition juive le prescrit, le peuple juif à l’époque de Pourim se prépara au combat par le repentir, la prière et le jeûne. En commémoration, nous jeûnons aussi la veille de Pourim.

Cette année le jeûne aura lieumercredi 16 mars 2022, il commencera à 5h28 et se terminera à 19h36 (horaires valables uniquement pour l’Ile de France) A Min’ha, lecture de la Torah et dans la «Amida», on rajoute la prière «Anénou»..

LE DEMI-CHEKEL : mercredi 16 mars
En souvenir de l’offrande d’un demi-chekel faite par chaque Juif à l’époque du Temple, la coutume veut que l’on donne à la charité trois pièces d’un demi-euro. On le fait habituellement à la synagogue le jour du jeûne d’Esther.

POURIM : mercredi soir, 16 mars,
Après la prière du soir , on écoute attentivement chaque mot de la Méguila, le rouleau d’Esther. 

Pourim, les enfants se déguisent, si possible dans l’esprit de la fête en évitant de se déguiser en «méchant».

A Pourim, on rajoute le paragraphe « Al Hanissim » dans la prière de la Amida, le soir, le matin et l’après-midi ainsi que dans les bénédictions après le repas. Par ailleurs, le matin de Pourim, on fait une lecture spéciale de la Torah pendant la prière à la synagogue.

Jeudi matin, 17 mars, ou éventuellement plus tard dans la journée :

(1) on écoute à nouveau chaque mot de la lecture de la Méguila.

(2) ce n’est qu’après avoir écouté la Méguila qu’on peut procéder aux autres Mitsvot de Pourim : on offre au moins deux mets comestibles à un ami, en passant par un intermédiaire : un homme à un homme, et une femme à une femme : ce sont les «Michloa’h Manot»;

(3) on donne au moins une pièce à, au minimum, deux pauvres pour leur permettre de célébrer la fête, c’est : «Matanot Laévyonim».

(4) avant 18h43, on se réunit pour prendre part au festin de Pourim dans la joie.

Vendredi 18mars,
C’est Chouchane Pourim, le Pourim des «villes fortifiées», dont Jérusalem. On ne récite pas les prières de supplication, Ta’hanoune, et on partage la joie du peuple juif où qu’il se trouve.