Roch Hachana

Guide pratique de Roch hachana - 2021

Que fait-on la veille de Roch Hachana (cette année lundi 6 septembre 2021) ?

On ne récite ni le Ta’hanoune ni les Psaumes 20 et 86 durant la prière du matin. On ne sonne pas le Choffar, afin de marquer la différence entre la coutume du mois d’Elloul et l’obligation de Roch Hachana.

En présence de dix hommes, chacun récite le texte de «Hatarat Nedarim», l’annulation des vœux, afin de ne pas commencer la nouvelle année tant qu’on n’aurait pas accompli tout ce qu’on a promis l’année précédente. En effet, à Roch Hachana, chacun promet de mieux faire. Mais quelle serait la valeur d’une telle promesse si on n’a pas tenu les promesses de l’année précédente ?

On se coupe les cheveux, on s’immerge dans le Mikvé et on revêt les vêtements de fête car on est confiant que D.ieu jugera chacun avec miséricorde.

On augmente les dons à la Tsedaka (charité) en s’assurant que chacun a de quoi faire face aux dépenses de la fête.

Nombreux sont ceux qui se rendent au cimetière sur les tombes des êtres chers disparus et des Tsadikim (Justes) afin qu’ils intercèdent en faveur de leurs descendants et de leurs fidèles.
De nos jours, on évite de jeûner et on préfère donner à la Tsedaka (charité) l’argent équivalent aux repas consommés (en général une somme multiple de 18).

Que fait-on à Roch Hachana ?

Lundi soir 6 septembre 2021, après avoir mis des pièces à la Tsedaka, les femmes, les jeunes filles et les petites filles allument les bougies de Roch Hachana (avant 20h 04, horaire de Paris) avec les bénédictions suivantes :

1) « Barou’h Ata Ado-nay Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Yom Hazikarone » .

«Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous as sanctifié par Ses Commandements et nous as ordonné d’allumer la lumière de Chabbat et du jour du Souvenir».

et

2) « Barou’h Ata Ado-nay Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehigianou Lizmane Hazé »

« Béni sois-Tu, Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre, qui nous as maintenus et nous as fait parvenir à ce moment ».

Après la prière du soir, on se souhaite mutuellement : «Lechana Tova Tikatev Vete’hatème» - «Sois inscrit(e) et scellé(e) pour une bonne année».
Après le Kiddouch, on se lave les mains rituellement et on trempe la ‘Halla dans le miel (et ce, jusqu’à Hochana Rabba, lundi 27 septembre inclus).

Ensuite on trempe un morceau de pomme douce dans le miel, on dit la bénédiction : «Barou’h Ata… Boré Péri Haèts» et on ajoute : «Yehi Ratsone Milfané’ha Chete’hadèche Alénou Chana Tova Oumetouka» («Que ce soit Ta volonté de renouveler pour nous une année bonne et douce»). Durant le repas, on s’efforce de manger de la tête d’un poisson, des carottes sucrées, une grenade et, en général, des aliments doux, pas trop épicés, comme signes d’une bonne et douce année.

Mardi 7 septembre et mercredi 8 septembre, on écoute la sonnerie du Choffar. Si on n’a pas pu l’entendre à la synagogue, on peut encore l’écouter toute la journée.

Mardi 7 septembre après-midi, après la prière de Min’ha, on se rend près d’un cours d’eau et on récite la prière de Tachli’h.

Mardi soir 7 septembre, les femmes, les jeunes filles et les petites filles allument les bougies de la fête (après 21h 06, horaire de Paris) à partir d’une flamme allumée avant la fête, avec les mêmes bénédictions.

1) «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chel Yom Hazikarone» ;

2) «Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehigianou Lizmane Hazé».

On aura auparavant placé sur la table un fruit nouveau, qu’on mangera juste après le Kiddouch, avant même qu’on se lave les mains pour commencer le repas.

Durant les deux jours de Roch Hachana, on évite les paroles inutiles et on s’efforce de lire de nombreux Tehilim (Psaumes).

Après la tombée de la nuit la fête se termine à 21h 07 (heure de Paris), on récite la Havdala sur une coupe de vin avec seulement la bénédiction sur le vin et celle de «Hamavdil Bène Kodech Le’hol».

Jusqu’à Yom Kippour inclus, on ajoute dans la prière du matin le Psaume 130 et on récite matin et après-midi (sauf Chabbat) la prière «Avinou Malkénou» («Notre Père, notre Roi»). On ajoute certains passages de supplication dans la prière de la «Amida» - en particulier : on termine la 3ème bénédiction en louant «Hamélekh Hakadoch» (le Roi Saint).

On multiplie les actes de charité et, en général, on s’efforce d’être davantage scrupuleux dans l’accomplissement des Mitsvot.

Jeudi 9 septembre, c’est le jeûne de Guedalia (qui commence, à Paris, à 5h40 et s’achève à 20h55).