Samedi, 28 février 2026

  • Tetsavé
Editorial

 Un combat éternel

Le déroulement du calendrier est loin de n’être qu’une façon de mesurer le temps qui passe. Dans la vie juive, il est vraiment source d’enseignement. De fait, c’est lui qui rythme l’existence, nous indique les temps de solennité et ceux d’allégresse, nous guide jusqu’à ce point d’orgue hebdomadaire qu’est le Chabbat. Pour le dire en une phrase, il fait apparaître à nos yeux le sens du moment qui passe et il lui donne la qualité d’élément fort, bien plus qu’une sorte d’arrière-fond temporel qui ne changerait rien de profond. Car, pour le judaïsme le temps n’est pas qu’une simple dimension du monde, il en est un aspect structurant, peut-être encore plus que l’espace, comme sa respiration.

Ce Chabbat, nous lisons dans toutes les synagogues du monde le célèbre passage qui raconte la guerre contre Amalek. Souvenons-nous : Amalek, ce peuple qui nous attendit dans le désert alors que nous sortions à peine d’Egypte et qui, outre la guerre matérielle qu’il décida de nous livrer dans le but avoué de nous exterminer, entreprit aussi de lutter spirituellement contre nous de génération en génération. Il choisit d’utiliser pour cela l’arme suprême : il entreprit de nous refroidir alors que, jusque-là, un enthousiasme brûlant nous conduisait. Et, malgré sa défaite, il continua sa lutte. Il nous poursuit au travers du temps avec la même volonté : rendre fade notre lien avec D.ieu, nous faire perdre cette conscience précieuse, en un mot, la chaleur de la vie.

Du reste, la condamnation qui le frappe, éternelle, est d’une sévérité absolue. Nous ne devons jamais l’oublier et avons l’obligation de poursuivre son anéantissement. Les mots de ce récit retentissent haut et fort dans notre histoire et dans notre âme. Et ce message s’adresse clairement à notre temps. Nous sommes dans un monde où chacun est invité à disparaître dans la foule, où le maintien d’usages particuliers devient peu compréhensible à beaucoup, voire insupportable à certains. Mais justement, le peuple juif reste fidèle à son héritage millénaire, et finalement à lui-même. Parfois Amalek tente d’éteindre ce que nous sommes. La lecture rituelle dans les synagogues le souligne : sa défaite est déjà acquise, il ne nous revient que de proclamer la victoire de ce qui fait la grandeur de l’homme.

Etincelles de Machiah

 Le temps du rire

En référence à la venue de Machia’h, les Psaumes (126: 2) annoncent : « Notre bouche se remplira de rire ». Si ce verset décrit parfaitement la joie qui s’emparera de nous en ce nouveau temps, il n’en reste pas moins qu’une question se pose. En effet, dans la mesure où la venue de Machia’h s’accompagnera d’une intense révélation de la Lumière Divine, littéralement sans précédent, quelle importance peut avoir le fait que « notre bouche s’emplira de rire » ?

L’idée est, au contraire, essentielle. A ce moment, la joie et le plaisir de D.ieu se révèleront, ils seront la conséquence de l’accomplissement par les Juifs du service divin. C’est cette joie-là qui, justement, s’exprimera. Ainsi, le mot « rire » en hébreu a pour valeur numérique 414. C’est aussi celle de l’expression « Lumière infinie ». Cette identité souligne la vraie raison de ce « rire »: le plus grand plaisir de D.ieu.

(d’après Séfer Hamaamarim 5700, p. 68

et Likouteï Torah, Bamidbar, p. 19d)

Vivre avec la Paracha

 Tétsavé

D.ieu demande à Moché d’obtenir de la part des Enfants d’Israël de l’huile d’olive pure afin de nourrir la « flamme éternelle « de la Menorah qu’Aharon allume chaque jour, « depuis le soir jusqu’au matin ».

Les habits sacerdotaux portés par les Cohanim (Prêtres), lorsqu’ils servent dans le Sanctuaire, font l’objet d’une description. Tous les Cohanim portent :

  • le Ketonet, une longue tunique de lin, 2) les Mikhnassayim, des pantalons de lin, 3) le Mitsnéfèt ou Migbaat : un turban de lin, 4) l’Avnèt, une longue ceinture nouée au-dessus de la taille.

En outre, le Cohen Gadol (Grand Prêtre) porte : 5) le Ephod : un habit, semblable à un tablier, fait de laines teintes en bleu, rouge et violet, avec des fils de lin et d’or, 6) le ‘Hochène : un pectoral contenant douze pierres précieuses sur lesquelles sont inscrits les noms des douze tribus d’Israël, 7) le Méïl : un manteau de laine bleue, bordé de clochettes d’or et de grenades décoratives, 8) le Tsits, une plaque d’or, portée sur le front, sur laquelle est écrite l’inscription « sanctifié pour D.ieu ».

Tétsavé comporte également les instructions détaillées concernant les sept jours d’initiation à la prêtrise d’Aharon et de ses quatre fils : Nadav, Avihou, Elazar et Itamar, et la fabrication de l’autel d’or sur lequel était brûlées les Ketorèt (encens).

Un Partenariat à part entière

« Moché est vrai et sa Torah est vérité. » (Talmud Baba Batra 74a)

« Sois parmi les disciples d'Aharon : celui qui aime la paix, poursuit la paix, aime les créatures de D.ieu et les rapproche de la Torah. » (Maximes de nos Pères 1 : 12)

L'histoire de la génération formatrice du peuple juif trace le portrait de Moché comme l'incarnation parfaite du chef d'Israël. C'est lui qui sort les Enfants d'Israël d'Egypte. C'est lui qui reçoit la Torah de D.ieu et l'enseigne au peuple, etc. Mais une lecture plus attentive du récit de la Torah révèle que la conduite d'Israël devait être le résultat d'un double effort : toujours présent aux côtés de Moché est son frère aîné, Aharon.

Quand Moché affronte le Pharaon, c'est avec Aharon, qui joue un rôle majeur dans l'accomplissement des miracles et des plaies qui le forceront à libérer les Juifs.

Quand D.ieu ordonne Sa première Mitsva au Peuple juif, elle est adressée à Moché et Aharon. Quand le peuple se plaint, c'est à Moché et Aharon qu'il adresse ses réclamations ; quand Kora'h défie Moché, c'est également une rébellion (et en fait essentiellement) contre la place.

Ce qui est frappant à propos du duo Moché/Aharon est qu’Aharon n'entre pas dans le moule habituel du « bras droit » ou du « second ». Il n'existe pas non plus une claire distinction des tâches réparties entre les deux frères. S'il est vrai que Moché paraît la figure dominante du récit, Aharon est un partenaire à part entière des événements et des entreprises qui transforment un clan d'esclaves libérés en Peuple de D.ieu. Tout se passe comme si Moché ne pouvait rien accomplir sans Aharon et ce dernier, quant à lui, paraît dépendant de Moché dans l'accomplissement de son rôle.

La construction et le service dans le Tabernacle nous en offrent un exemple. Dans la Paracha Tétsavé, nous lisons la façon dont D.ieu assigne à Aharon et à ses fils la responsabilité de conduire le service dans le Tabernacle : ils doivent représenter le Peuple dans les tentatives pour s'approcher de D.ieu en Lui offrant des sacrifices et en accomplissant les autres services du Sanctuaire. Il semblerait que cela désigne le Sanctuaire comme étant le domaine d'Aharon. Et pourtant, comme cela a été mentionné plus haut, c'est Moché qui doit construire le Tabernacle. Et c'est Moché qui doit initier Aharon à la prêtrise. Pendant sept jours, Moché doit servir de Cohen (assumant en effet le rôle d'Aharon), offrant les sacrifices apportés par Aharon et ses fils. Le Tabernacle sera de fait le domaine d'Aharon, après les sept jours d'initiation. Seuls lui et ses fils pourront y accomplir le service, mais c'est un domaine qu'ils ne peuvent atteindre qu'en conjonction avec Moché.

Le baiser

Les versets qui ouvrent notre Paracha offrent un exemple frappant de l'interchangeabilité des rôles de Moché et d'Aharon.

« Et toi (dit D.ieu à Moché) tu commanderas aux enfants d'Israël qu'ils t'apportent de l'huile d'olive pure écrasée pour que la lumière s'élève de la lampe qui brûlera toujours. »

« Dans la Tente d'Assignation, en dehors du Parokhet qui se trouve devant le Témoignage, Aharon et ses fils l'ordonneront du soir au matin devant D.ieu. »

La tâche d'allumer la Menorah revenait à Aharon et à ses fils ; et pourtant l'huile pour l'allumer devait être apportée à Moché.

En fait, c'est dans ces deux versets que réside la clé pour comprendre le partenariat de Moché et d'Aharon dans la direction d'Israël.

Dans Chemot 4 : 27, la Torah décrit une rencontre émouvante des deux frères au pied du Mont Sinaï. Soixante ans plus tôt, jeune homme de vingt ans, Moché avait fui l'Egypte ; maintenant, le berger de 80 ans était sur le chemin de retour de l'Egypte, missionné par D.ieu pour libérer son peuple de l'esclavage.

Et D.ieu dit à Aharon : « va dans le désert à la rencontre de Moché ». Et il y alla et le rencontra au pied de la montagne de D.ieu et il l'embrassa.

Le Midrach décrit de façon plus profonde le baiser des frères :

C'est à cela que se réfère le verset (Psaumes 85 : 11) quand il dit « la bienveillance et la vérité se sont rencontrées, la droiture et la paix se sont embrassées ». La bienveillance, c'est Aharon, la vérité, c'est Moché. La droiture, c'est Moché, la paix, c'est Aharon.

Moché et Aharon avaient la tâche de créer un peuple qui allait servir comme « Lumière de D.ieu pour les nations », qui allait disséminer la sagesse et la Volonté de D.ieu, Sa création. C'est une tâche qui est, par définition, impossible : D.ieu est infini, parfait et absolu ; le monde qu'Il a créé est fini, toujours insatisfait et terriblement instable. Et pourtant, le Juif doit et peut dépasser ce paradoxe, il fait de sa vie un ensemble d'absolus divins basés sur un monde temporel.

Les deux aspects de ce paradoxe s'expriment dans les versets cités ci-dessus du commencement de Tétsavé : le peuple d'Israël est appelé pour « élever une lampe qui brûle sans fin », une lampe éternelle et immuable ; et pourtant cette lampe doit brûler et jeter sa lumière « du soir au matin », au sein même des conditions toujours changeantes du monde temporel dans lequel alternent, se mélangent et se supplantent la lumière et l'obscurité.

C'est ici que se trouvent délimitées les fonctions respectives de Moché et d'Aharon : Moché est la source de « l'huile pure » qui nourrit « la lampe éternelle », Aharon est celui qui introduit la lumière dans la réalité « du soir jusqu'au matin ».

Forger une nation qui dépassera ce paradoxe requiert des « représentants » des diverses forces divines en jeu : d'un côté, les attributs divins de « vérité » et de « justice » d'où émergent la perfection et l'immuabilité de la Torah de D.ieu ; de l'autre, les attributs divins de « paix » et de « bienveillance » d'où jaillissent la diversité et la subjectivité de la création de D.ieu.

Moché, Maître de la Torah et rapporteur de la Sagesse et de la Volonté divines, est la représentation absolue de la perfection et de la vérité. Aharon qui figure l'effort humain pour servir D.ieu en élevant jusqu'à Lui les matériaux de Sa création est le véhicule de la bienveillance et de la paix. Ensemble, ils font le pont entre le Créateur et Sa création et conduisent Israël.

Le Coin de la Halacha

 Que fait-on à Pourim ?

(Cette année, Pourim tombe lundi soir 2 mars et mardi 3 mars 2026)

Lundi 2 mars 2026, c’est le jeûne d’Esther qui débute à 5h 58 et s’achève à 19h 14 (en Ile-de-France). Le matin, on récite les Seli’hot et le grand Avinou Malkénou. Dans l’après-midi, avant la prière de Min’ha, on donne le Ma’hatsit Hachékel, trois pièces de 50 centimes à la Tsedaka ; on ajoute le passage « Anénou » dans la Amida.

Lundi soir 2 mars, on écoute attentivement la lecture de la Méguila. On n’est pas quitte avec une lecture entendue partiellement, par téléphone, magnétophone, Internet ou à travers un poste de radio.

Mardi 3 mars, dans la journée, on écoute encore une fois la lecture de la Méguila. Quand le ‘Hazane (lecteur) prononce les bénédictions, on pense à se rendre quitte également des autres Mitsvot du jour.

Michloa’h Manot : on distribue à au moins une personne deux mets comestibles cachères, si possible en passant par un intermédiaire.

Matanot Laévionim : on distribue à au moins deux pauvres une pièce (ou un billet ou plusieurs billets…).

Michté : on prend un bon repas, le festin de Pourim.

Les enfants se déguisent dans l’esprit de la fête. Les adultes mettent les vêtements de Chabbat pour écouter la Méguila.

On ajoute le passage « Véal Hanissim » dans la Amida et le Birkat Hamazone.

(d’après Cheva’h Hamoadim)

Le Recit de la Semaine

 Le lion et le chien

Tbilissi (Géorgie soviétique) le jour de Pourim 1953. Il avait été frappé avec cruauté puis ramené dans sa cellule alors que tout son corps était couvert de blessures. On était le soir de Pourim, il avait été arrêté six semaines auparavant : ce soir-là, un homme habillé comme un paysan local était entré dans la synagogue et avait demandé à lui parler. Une fois dehors, l’homme avait déboutonné sa chemise, montré son uniforme de policier et lui avait fait signe de le suivre au commissariat. On l’avait donc arrêté discrètement afin de ne pas alerter la communauté. Mais d’autres notables avaient eux aussi été arrêtés dans des conditions similaires.

Malgré la douleur, celui qu’on appelait ‘Hakham Yaakov se mit à réciter la Méguila qu’il connaissait par-cœur – puisqu’il n’avait évidemment pas de rouleau d’Esther à sa disposition.

Mais voilà qu’on l’appelait à nouveau : « Des officiers de haut rang veulent t’interroger et tu dors ? » ricanèrent les gardes venus le réveiller sans aucune compassion pour son état.

‘Hakham Yaakov Dabreshvili était une figure centrale de sa communauté : aimé de tous, érudit et d’une rare finesse d’esprit. Il menait ses fidèles avec tact et n’aspirait qu’à répandre l’enseignement de la Torah autour de lui. Il savait pourtant que la police secrète soviétique avait l’œil sur lui justement à cause de ses activités religieuses. C’était l’époque sinistre du « Complot des Blouses Blanches » quand le tyran Staline avait répandu la fausse rumeur comme quoi des médecins (juifs pour la plupart) avaient projeté de l’empoisonner, lui ainsi que d’autres dignitaires du gouvernement. C’était le signal annonçant que nombre de dirigeant juifs devaient être arrêtés, torturés, exilés en Sibérie ou même exécutés.

La cause officielle de son arrestation était une phrase que ‘Hakham Yaakov avait prononcée devant un de ses élèves : sur la grande place de la ville, des ouvriers avaient déboulonné la statue de Lénine pour ériger à sa place une statue de Staline (autant préciser que ni l’un ni l’autre de ces dirigeants n’était apprécié, ni par les Juifs ni par les non-Juifs encore imprégnés de la morale la plus élémentaire). ‘Hakham Yaakov avait alors simplement commenté la situation avec le verset : « Le chien vivant vaut mieux que le lion mort ». Son élève avait éclaté de rire et, le lendemain, alors qu’il assistait à une Brit Mila clandestine, il avait répété ce bon mot devant des amis. Il ignorait que, parmi l’assistance, se trouvait un espion du KGB qui s’empressa de rapporter à ses supérieurs que le ‘Hakham avait osé qualifier Staline de chien et Lénine de lion !

Donc appelé pour un deuxième interrogatoire cette nuit de Pourim, ‘Hakham Yaakov se traîna avec peine le long des couloirs pour arriver dans la pièce où l’attendaient des officiers qui lui enjoignirent de reconnaître les « crimes » dont on l’accusait. Il refusa. L’un des hommes lui ordonna de s’approcher de la chaudière et, le choc thermique entre le froid glacial de sa cellule et les flammes ardentes fut si intense qu’il s’évanouit. On appela un médecin qui le ranima, on le réveilla avec des seaux d’eau puis l’interrogatoire reprit. A la grande surprise des officiers, ‘Hakham Yaakov demanda à raconter une histoire :

« Un jour, des non-Juifs accusèrent leurs voisins juifs d’avoir tué un enfant chrétien pour utiliser son sang dans la fabrication des Matsot de Pessa’h (ce qu’on appelait le « crime rituel »). A la suite de cela, le rabbin et d’autres notables furent arrêtés et torturés. Le rabbin qui était déjà vieux ne put supporter les souffrances et « avoua » tout ce qu’on voulait. Les juges le battirent autant que vous m’avez battu - et, en racontant cela, ‘Hakham Yaakov montra ses mollets couverts de blessures afin que les officiers constatent la cruauté des bourreaux : effectivement, les officiers eurent un haut-le cœur en constatant l’ampleur des coups qu’il avait reçus. Le roi ordonna de punir tous les « coupables » de façon ignoble et de les tuer. Il se « dévoua » même pour donner le premier coup mais soudain, il subit une crise cardiaque et s’écroula. Quand il reprit ses esprits, il comprit que D.ieu protégeait Ses enfants et ordonna de reprendre tout le procès à zéro. Bien entendu, la vérité émergea alors et les accusés furent libérés ».

Les officiers soviétiques avaient écouté attentivement son histoire et avaient compris l’allusion. Mais l’un d’entre eux sourit de façon sarcastique : « Alors pourquoi ton D.ieu ne punit-Il pas le soldat qui t’a frappé ainsi ? ».

S’attendant à cette question, ‘Hakham Yaakov ne sourcilla point : « Personnellement, je ne mérite pas qu’un tel miracle m’arrive comme à ce rabbin. Mais il est évident pour moi que D.ieu saura comment punir ce cruel personnage ! ».

L’interrogatoire était achevé et il fut ramené dans sa cellule.

Le lendemain, il entendit le bruit familier des clés dans la serrure mais cette fois, à sa grande surprise, on l’amena avec déférence dans une pièce propre : on le fit asseoir à une table chargée de fruits et de pain, des délices auxquels aucun prisonnier n’avait droit évidemment. Il remarqua que les officiers le regardaient avec respect.

Bien vite il apprit ce qui s’était passé : au matin, la fille du bourreau était tombée dans une bassine d’eau bouillante et, en voyant la mort de sa fille dans d’atroces souffrances, sa mère s’était suicidée en sautant par la fenêtre.

Le même jour, Pourim 1953, ‘Hakham Yaakov fut libéré et put donc écouter la lecture de la Méguila avec ses fidèles de la synagogue dans une joie qu’on ne peut décrire.

Quelques jours plus tard, la nouvelle qu’on avait soigneusement cachée tomba officiellement : le tyran Staline était mort le jour de Pourim, les accusations contre les médecins juifs étaient abandonnées et pour les Juifs d’Union Soviétique « il y eut lumière et joie ! »

Yahadout Hademama – Si’hat Hachavoua N° 1993

traduit par Feiga Lubecki