En passant par le désert
Certains mots apparaissent brusquement avec une fulgurance particulière. Est-ce dû au vocable lui-même ou à la période dans laquelle il attire notre attention ? Quoi qu’il en soit, le titre de la partie de la Torah lue cette semaine, en fait incontestablement partie : Bamidbar- dans le désert. Dans le contexte, il s’agit du désert du Sinaï et D.ieu y demande un nouveau recensement des Hébreux avant le Don de la Torah. L’événement est certes d’importance et il manifeste une fois de plus l’amour porté par Lui. Cependant, comment ne pas entendre aussi les autres implications du terme ? Un désert, c’est un endroit aride, stérile. Les hommes, sauf exception, n’y demeurent pas. C’est un lieu de danger, hors cadre de civilisation. Ainsi, l’expression existe pour désigner un monde hostile : le « désert des peuples ».
De fait, on peut avoir le sentiment, même au cœur des grandes cités, de vivre dans une sorte de désert. Qu’il soit affectif, spirituel ou moral, il implique toujours ce sentiment d’immense solitude, de sécheresse des cœurs et peut conduire à l’abandon de tout ce qui fait la richesse intérieure de l’homme. Pourtant, il existe aussi un « désert du Sinaï » où le Créateur vient à la rencontre de Ses créatures, précisément dans un lieu sans maître. Que doit donc être le désert ou, si l’on veut, que peut-il être ?
Alors que nous traversons un monde qui, trop souvent, n’entend pas la détresse des hommes, reste sourd à leurs inquiétudes, parvient même à transformer les victimes en coupables, il est vrai que l’image du désert est davantage celle de l’angoisse que de l’espoir. Pourtant, force est de constater qu’un autre choix est possible. Chacun peut faire du lieu où il se trouve une promesse. Le monde peut nous sembler aujourd’hui difficile. Il peut se dresser comme un obstacle à vaincre sur le chemin du bonheur et de la sérénité. Il peut frapper par l’affrontement des intérêts opposés qui le caractérisent. Mais il peut être aussi un lieu d’épanouissement. Il peut être ce prodigieux rendez-vous conduisant à l’accomplissement espéré, à l’instar de ce qui se passa au Sinaï. Choisir, agir : les maîtres-mots de l’existence humaine, pour un monde de Bien.
Un rire profond
Les Psaumes (126 :2) annoncent que, lorsque le Machia’h sera venu, « notre bouche se remplira de rire ». Certes, ce nouveau temps sera celui d’une joie sans limite, cependant que signifie précisément le rire dans un tel contexte ?
En hébreu, la valeur numérique du mot « rire» » est 414. C’est également celle de l’expression « Or Eïn Sof » qui signifie « lumière infinie » de D.ieu. Cette correspondance nous indique justement le sens profond de ce rire : la révélation de D.ieu. Infinie, elle nous conduira au plus haut et au plus essentiel du « plaisir » divin.
(d’après Likouteï Torah, Bamidbar p. 191)
Bamidbar
Dans le désert du Sinaï, D.ieu demande que soit établi le recensement des douze tribus d’Israël. Moché compte 603 550 hommes en âge d’être enrôlés (de 20 à 60 ans) ; la tribu de Lévi au nombre de 22 300 hommes, d’un mois et plus, est comptée séparément. Les Lévites doivent servir dans le Sanctuaire, à la place des premiers-nés, dont le nombre était à peu près semblable au leur, qui avaient été disqualifiés par leur participation au Veau d’Or. Les 273 premiers-nés qu’un Lévite ne put remplacer durent payer une « rançon de cinq chékèl » pour se racheter.
Quand le peuple levait le camp, les trois clans de Lévites démontaient et transportaient le Sanctuaire et le réassemblaient au centre du prochain campement. Puis ils érigeaient autour leurs propres tentes. Les Cohanim qui transportaient les ustensiles du Sanctuaire (l’Arche, la Menorah etc.) dans les couvertures conçues à cet effet sur leurs épaules, campaient au Sud ; les Gerchonim, en charge des tapisseries et des couvertures du toit, à l’ouest ; et les familles de Merari qui transportaient murs, panneaux et piliers, au nord. Devant l’entrée du Sanctuaire, du côté est, étaient disposées les tentes de Moché, Aharon et des fils d’Aharon.
Au-delà du cercle des Lévites, campaient les douze tribus, en quatre groupes de trois tribus chacun. A l’est, était Yehouda (74 600 membres), Issakhar (54 400) et Zevouloun (57 400). Au sud, il y avait Réouven (46 500), Chimon (59 300) et Gad (45 650). A l’ouest, se trouvaient Ephraïm (40 500), Ménaché (32 200) et Binyamin (35 400). Enfin au nord, étaient installés Dan (62 700), Achèr (41 500) et Naphtali (53 400). Cette disposition était également conservée pendant qu’ils voyageaient. Chaque tribu avait son propre Nassi (prince ou leader) et son propre drapeau, portant la couleur et l’emblème de la tribu.
La valeur du nombre
« Fais un recensement de toute l’assemblée des Enfants d’Israël. » (Bamidbar 1 :2)
« Parce qu’ils [Israël] Lui sont chers, Il les compte tout le temps. Quand ils sont partis d’Egypte, Il les a comptés et quand ils ont chuté lors de l’épisode du Veau [d’Or] Il les a comptés… et [ici] quand Il est venu faire reposer Sa présence divine sur eux, Il les a comptés. » (Rachi sur Bamidbar 1 :1)
Certains d’entre nous les trouvent dans leur famille. Certains les trouvent dans leur profession. D’autres les trouvent dans la religion. Bien que les résultats diffèrent, la quête est la même : trouver un sens et un but dans notre vie. Un trait commun qui unit l’humanité est le besoin de sentir que notre existence sert à quelque chose, que nous ne sommes pas le simple résultat d’une naissance accidentelle mais des composantes nécessaires dans l’accomplissement d’une mission aux proportions cosmiques. Ce sentiment est peut-être l’ingrédient le plus indispensable pour un état d’esprit sain, nourrissant le désir d’établir des buts et de les atteindre.
Dans la courbe du développement humain, ce sont les parents qui devraient jouer le premier rôle pour remplir leurs enfants de sentiments de valeur et de confiance. Malheureusement, nous vivons à une époque où de plus en plus d’enfants grandissent sans ces sentiments. Ils ont un sentiment d’inadéquation et sont engloutis par la confusion que fait naître la sensation de ne pas avoir de valeur. La Torah, dans sa vision éternelle, reconnaît ce besoin essentiel et s’en empare d’une façon qui à la fois rassure et renforce, parfois par le simple fait du recensement.
Les nombres
Tout au long de la Torah, D.ieu instruit Moché de compter le Peuple juif à quatre occasions différentes. Ces instructions revêtent une telle importance, que le quatrième livre de la Torah est appelé « le livre des Nombres » d’après les directives données au début de notre Paracha. Mais quel est le but de ces comptes ? Apparemment, il ne s’agit pas simplement de procéder à un recensement car D.ieu, dont la connaissance est infinie, connaît parfaitement notre nombre. Il nous faut donc conclure qu’une intention différente et plus profonde se cache derrière ce commandement.
La Torah, comme tout ce qui existe, comprend à la fois « un corps » et « une âme ». Le « corps » de la Torah inclut les récits et les passages qui traitent des aspects matériels de notre vie : la Halakha, lois auxquelles nous devons adhérer sur une base quotidienne. Néanmoins, « l’âme » de la Torah traite des enseignements plus sublimes et des idées philosophiques qu’ils contiennent.
Tout comme le corps de l’homme et son âme fusionnent en une unité singulière et homogène, ainsi vont « le corps » et « l’âme » de la Torah : même à l’intérieur de son « corps », résident les enseignements les plus profonds, ceux que l’on peut considérer comme émanant de la région de son « âme ». Il faut cependant tout d’abord enlever l’enveloppe extérieure d’une loi ou d’une directive particulière pour révéler son principe fondamental et ses vérités inhérentes.
En ce qui concerne donc la dimension la plus profonde du recensement, une loi talmudique stipule qu’en certaines circonstances particulières, un aliment dont la consommation est interdite peut être annulé quand une quantité infime en est accidentellement mélangée à des aliments permis. L’une des exceptions à cette loi concerne l’aliment interdit vendu habituellement par unité et non au poids. Dans ce cas, quelque infime que soit la quantité de l’aliment interdit, le mélange tout entier est interdit à la consommation car l’aliment interdit ne peut jamais être annulé.
Le raisonnement sous-jacent à cette loi exprime l’idée que les choses que l’on peut compter possèdent une valeur et une importance intrinsèques qui ne peuvent diminuer ou être annulées, même mêlées à autre chose.
Cela explique pourquoi D.ieu ordonna un recensement alors qu’Il connaissait le nombre des Juifs. En ordonnant à Moché de compter les membres de Son peuple, D.ieu déclarait ainsi la valeur de chacun en particulier.
Et quelle est cette valeur si particulière ? Chacun d’entre nous est tenu d’accomplir une mission qui lui est propre et ne peut être réalisée par personne d’autre, mais une mission qui affecte la vision cosmique dans son ensemble. Ainsi, chaque Juif possède une valeur infinie et irremplaçable.
D.ieu ne faisait donc pas que transmettre une directive à Moché. Il disait à chacun d’entre nous d’utiliser nos talents spécifiques, accomplissant ainsi notre potentiel unique pour accomplir notre mission individuelle. En relatant ce fait dans la Torah, D.ieu s’assurait que ce message serait accessible à tout un chacun et en tout temps.
Le sens perpétuel
Nous pouvons désormais comprendre la déclaration de Rachi concernant l’amour de D.ieu pour Son peuple. « Il les compte tout le temps ». Le Peuple juif fut recensé à quatre reprises au cours des cinq Livres de la Torah. Comment cela peut-il être qualifié de « tout le temps » ?
On peut avancer les mêmes propos pour nous, aujourd’hui. Bien que nous ne soyons pas apparemment comptés par D.ieu, quand nous lisons ces épisodes dans la Torah, il nous est donné la force de réaliser à quel point nous sommes précieux pour D.ieu et combien il est vital que nous conduisions notre vie en accord avec Ses valeurs. D.ieu Lui-même atteste de notre valeur à chaque instant, il nous faut juste L’entendre et nous comporter en conséquence.
Qu’est-ce qu’un Séfer Torah ?
Les cinq Livres de la Torah ont été écrits pour la première fois par Moïse lui-même sous la dictée de D.ieu, sur un parchemin. Tout au long des générations, le même texte a été recopié minutieusement par des scribes spécialement attentifs à ce que chaque lettre soit rigoureusement écrite, en respectant les espaces, la taille de certaines lettres, le nombre de colonnes… Cette œuvre représente facilement un an de travail.
Le parchemin est d’abord enroulé autour de deux cylindres en bois, puis entouré d’un « Gartel » (ceinture en soie noire) ou d’une mappa (rouleau de tissu). Ensuite il est recouvert d’un « manteau », généralement en velours brodé puis couronné avec une couronne en argent. Chaque synagogue possède au moins un Séfer Torah, souvent plus, afin d’en faciliter la lecture les jours de fête. Les rouleaux de la Torah sont rangés debout, dans l’arche sainte.
Les fidèles se lèvent quand on ouvre l’arche sainte pour y prendre le Séfer Torah et restent debout jusqu’à ce que le rouleau soit respectueusement déposé sur le pupitre pour procéder à la lecture. Le lecteur ne touche pas le parchemin mais s’aide d’un stylet en argent pour suivre le texte. La personne appelée à la Torah s’aide de son Talit pour signaler le début puis la fin du texte à lire. On habitue les enfants, même tout petits, à embrasser le Séfer Torah.
Le Séfer Torah est l’objet le plus sacré du Peuple juif et, lors des catastrophes (incendie, inondation, pogrome…) le premier réflexe d’un Juif est de sauver le Séfer Torah.
Un Juif (vivant ou non) est comparé à un Séfer Torah et doit être traité avec respect (on comprend de là combien l’incinération est interdite).
(d’après chabad.org)
Le jour où j’ai décidé…
Alors que la balle volait autour de moi dans le stade, je sentis mon corps se crisper afin d’éviter tout mouvement de ma main et je calculai instinctivement comment agir pour causer le moins de douleur à mon poignet. La foule tout autour, le bruit, les cris… Mais je n’entendais que le bruit saccadé de ma respiration.
Cependant, sans pitié, quelques secondes plus tard, la balle me frappa de nouveau à toute allure et une onde de choc multipliée par dix me secoua. Pas de doute, l’heure était grave.
- Problème ? me demanda le capitaine de l’équipe.
- Tout va bien, répondis-je en grimaçant mais en tentant d’y croire.
Je sentais mon poignet me trahir mais le match continuait et je m’entendais murmurer angoissé : pourvu que la balle ne me touche pas !
Le match était fini, notre équipe avait perdu et nous sommes sortis très déçus. Chacun reprenait son sac ; quant à moi, ma seule préoccupation était de retrouver au plus vite mes médicaments antidouleur. Je refermai mon sac, m’accordai une pause tout en refoulant mes larmes – de douleur et de dépit. Je m’assis dans le bus à ma place habituelle et ouvris mon Siddour (livre de prières) au hasard car j’étais incapable de réfléchir aux bénédictions à prononcer : comment prie-t-on dans un bus le jour de Chabbat ?
A cette époque, cela faisait cinq mois que je respectai le Chabbat et quatre mois la cacherout. Ma relation avec D.ieu était encore neuve, fragile mais sincère. J’étudiais la Torah chaque semaine, explorant avec prudence quel nouvel échelon j’allais gravir sur l’échelle du judaïsme.
Aujourd’hui, c’était la première fois que j’avais choisi de ne pas respecter Chabbat. Les jours précédents, j’avais longuement réfléchi, pesant le pour et le contre : garder Chabbat et abandonner mon équipe ou rester loyal envers mes camarades et participer au match… J’avais choisi de voyager avec eux – non pas comme un acte de rébellion contre D.ieu ou de mauvaise humeur mais plutôt comme un sens du devoir et d’honnêteté envers mes amis avec qui j’évoluais depuis quinze ans. Je voulais croire que je pouvais jouir des deux mondes et devenir joueur professionnel de base-ball sans abdiquer ma foi.
Je me recroquevillais sur mon siège, le Siddour toujours ouvert et, malgré tous mes efforts, les larmes m’envahirent sans que je parvienne à les renvoyer chez elles. Au moins je pouvais les cacher à l’aide de ma casquette mise à l’envers. Puis, regardant les étoiles dans le ciel, je murmurai ma petite prière personnelle : « De grâce, oh Hachem, je T’en supplie, protège-moi et que tout ceci ne soit pas vrai, que je recouvre rapidement l’usage de mon poignet pour que je puisse rejouer bientôt ! Je Te promets que si, demain, mon poignet ne me fait plus mal, je ne jouerai plus jamais Chabbat ! ».
Au bout de trois heures, le bus s’arrêta enfin pour une pause sur l’aire de l’autoroute. Normalement, l’entraîneur payait nos repas – évidemment pas cachères – tandis que je cherchai un distributeur de friandises qui proposerait des barres protéinées autorisées. Mais aujourd’hui, rien ne fonctionnait normalement… Je consultai le menu : sandwich au poulet, frites, nuggets de poulet… Je n’avais pas mangé correctement depuis plus de douze heures et, de plus, j’avais tant de problèmes justement maintenant. Je commandai d’un ton neutre :
- Sandwich au poulet, frites et limonade.
Mes camarades se tournèrent vers moi, très surpris :
- Tu vas manger ici avec nous ?
Je ne répondis pas ; en silence, je partis m’attabler avec eux. Nous avons bavardé mais je serais incapable de me rappeler de quoi nous avons pu parler bien que tous les détails de cette journée cruciale soient restés vivaces dans mon esprit.
- Reuben, ton plat est prêt !
Je me suis levé comme un automate, je pris mon plat et retournai m’asseoir.
Tous étaient plongés dans leurs assiettes tandis que je restai là, incapable de bouger. Qui allait gagner : moi ou le sandwich ? Le duel dura dix bonnes minutes. Puis je me repris : non, je n’allais pas perdre aussi ce match-là ! Je jetai un coup d’œil à Big Mike à mes côtés. Il lorgnait sur mon sandwich à la manière de l’étudiant qui ouvre une page difficile de Guemara : visiblement, il était choqué de voir que le sandwich était encore intact.
- Prends-le ! Et je poussai le plateau vers lui.
Il ne se le fit pas répéter et avala en une minute le sandwich, les frites et le soda. D’où avais-je trouvé la force de renoncer à un repas revigorant à ce moment ? Je l’ignore encore à ce jour…
A notre arrivée à Dallas à une heure du matin, nous avons descendu les bagages du bus. Mais avant de rentrer chez moi, j’ai ressenti le besoin de parler à l’entraîneur :
- Je peux te parler ?
- Si c’est important…
- J’aurais bien voulu que ce ne soit pas important…
- Un problème ? (Il avait compris que je n’étais pas dans mon assiette – c’est le cas de le dire…).
- Je crois que je suis out ! J’ai bien l’impression de subir une fracture du poignet.
- Tiens-moi au courant – si je peux t’aider…
Quand j’arrivai chez moi, après une bonne douche et un repas frugal, j’envoyai un texto à ma mère : « Ne t’inquiète pas mais je crois que ma carrière de joueur de baseball professionnel est terminée ». Tout en pianotant ce texto, la nouvelle réalité que cela impliquait me revint à l’esprit et les larmes réapparurent.
Les jours suivants, je traînais avec mon équipe, tentant de me rendre utile mais ceci n’arrangeait pas mon poignet. Le prochain vol pour l’Arizona était Chabbat. Encore une fois, je me posais la question, oui ou non voyager Chabbat mais passer Chabbat seul à Dallas ne m’enchantait guère… Avec seulement 250 dollars sur mon compte, je réussis à trouver un vol avec escale en Arizona avant Chabbat mais auparavant, je téléphonai à Rav Teichtel, mon Rav de Arizona State University pour demander si je pouvais passer…
- Reouby, non seulement tu peux venir pour Chabbat mais je serais personnellement très vexé si tu ne venais pas !
Ce Chabbat avec ma famille de cœur était exactement ce dont j’avais besoin, avec mes amis qui regonflèrent mon moral bien atteint. Puis je rentrai à la maison : il me semblait que ma chambre était plus petite, que les jours étaient interminables car je n’avais pas d’entraînement en vue. J’avais l’impression d’être puni, comme si D.ieu était fâché avec moi et voulait me priver de ce qui comptait le plus pour moi : le baseball.
Avec le recul, je comprends que ce n’était pas une punition mais un signe pour me guider vers la décision que je n’avais pas encore eu la force de prendre moi-même.
Depuis ce sombre Chabbat, j’ai passé d’innombrables heures à étudier l’importance du Chabbat et à m’approfondir dans les cours de Torah. Toute une année a passé, 52 Chabbat se sont écoulés et je suis fier de pouvoir affirmer que je n’en ai plus raté aucun.
Reuben Benzaquen - chabad.org
Traduit par Feiga Lubecki

